Digestion des proteines et Biodisponibilité

EVALUER LA DIGESTION DES PROTEINES ET LEUR ASSIMILATION SELON LEUR BIODISPONIBLITE

LE COEFFICIENT D'ASSIMILATION PROTÉIQUE ET UPN ?

Il est possible d'ingérer de grosses quantités de protéines à chaque repas certes, mais qu'en est-il de leur réelle assimilation ? Une fois ces acides libérés dans le sang, les muscles doivent ensuite les récupérer pour la synthèse protéique.

Il existe une mesure courante que l'on utilise pour savoir comment les protéines ingérées peuvent passer ces obstacles : c'est le coefficient d'assimilation protéique, soit la quantité de protéines ingérée qui sera finalement retenue par le tissu musculaire.

Les scientifiques ont mis au point un coefficient qui permet de calculer le taux d’assimilation et de digestion des protéines par le corps.

Dans ce sens, nous pouvons lister chaque aliment en fonction de son coefficient d’assimilation. Les protéines contenues dans un œuf tournent autour de 93% alors que les protéines de poisson avoisinent les 80%, tandis que la viande rouge et la viande blanche affichent un taux de 68%.

-''Ce ratio permet aux pratiquants de musculation de choisir leurs aliments ou de créer un programme d’alimentation en fonction des facteurs de digestibilité ou d’assimilation.''

Encore une fois, nous parlons d’une manière générale car d’autres facteurs peuvent influencer la digestibilité, comme la méthode de cuisson ou encore, l’espèce de l’animal consommé ou les aliments rajoutés à votre assiette (graisses, glucides ..)

Par exemple, les protéines contenues dans le homard, les moules ou le calamar, pour ne citer que ces exemples, survivent difficilement au processus de digestion.

Autre exemple : le taux d’assimilation et de digestion des protéines contenues dans le requin tourne autour de 73% alors que celui de l’aiglefin affiche un taux de 100%.Digestion des protéines

Digestion des protéines et valeur biologique 

Il existe d’autres facteurs qui permettent de bien choisir ses aliments : la valeur biologique ou le taux d’azote assimilé et gardé par l’organisme.

Une nourriture riche en protéines  qui affiche une valeur biologique inférieure sera plus difficilement digérée. L'utilisation protidique nette (UPN)  permet d’estimer et d’évaluer la qualité globale des protéines.

Si vous remarquez que la valeur UPN dans un aliment est élevée, cela signifie que les protéines seront bien digérées et retenues par vos muscles. 

Digestion des protéines et Biodisponibilité

On dit qu’une protéine ou qu’un acide aminé est biodisponible si cette dernière est bien assimilée et utilisée par le corps.

La biodisponibilité renseigne sur la quantité globale des whey protéines susceptibles d’être retenues par l’organisme.

Plusieurs facteurs influent sur cette mesure comme le type de viande que vous choisissez.

Si vous mangez un morceau de viande dur et plein de nerfs, les enzymes responsables de la digestion ne pourront pas le dégrader et les protéines passeront directement à travers le système digestif.

En pratique, les enzymes de l’estomac ainsi que ceux de l’intestin ont pour rôle de briser la chaîne d’acides aminés en structures simples. Ces structures sont généralement constituées de deux ou trois acides aminés reliés.

Ce n’est qu’à partir de ce moment que les acides aminés passent dans le sang et sont interceptés par le tissu musculaire.

Si vous consommez des aliments à faible teneur en acides aminés essentiels, la digestion des protéines sera très faible.

digestion des protéines

C’est le cas de la majorité des protéines contenues dans les céréales, qui sont au passage pauvres en lysine.

À ce niveau, l’organisme se met à brûler un taux important d’acides aminés pour créer de l’énergie ou de la graisse en cas de surplus calorique.

Si, en revanche, vous mangez vos céréales avec du lait riche en lysine, l’équilibre général sera restauré, ce qui améliore significativement la biodisponibilité. Normalement, le corps humain dispose d’environ 450 g de protéines dans le foie ou le sang.

C’est pour cette raison qu’il n’est pas important de penser systématiquement à inclure les neuf acides aminés à chaque repas.

Durant vos repas, l’organisme peut apporter  les acides aminés non contenus dans vos aliments. C’est pour cette raison qu’un bon nombre de sportifs végétaliens réussissent à développer leurs muscles sans même manger de viandes ou d’œufs.

C’est le cas par exemple de Jim Morris, qui s’est démarqué en remportant le titre de M. Olympia en 1996 dans la catégorie Masters de plus de 60 ans. Pendant plus de dix ans, ce culturiste n’a pas consommé de viandes ou même de produits laitiers.

Par contre, ces sportifs végétaliens font très attention à leur programme nutritionnel qui se constitue d’une variété importante d’aliments complémentaires.

Ces aliments, comme le riz complet, leur apportent une source protidique importante et équilibrée.